Le carnet de l’école Galilée !

La révolte des devoirs à Galilée

WOW
une étoile décorative

Objectifs du projet :

  1. Réduire le stress émotionnel et la fatigue cognitive liés aux devoirs traditionnels ;
  2. Mieux accompagner les élèves à besoins particuliers (dyslexie, dyscalculie, troubles de l’attention) ;
  3. Renforcer la confiance, la motivation et le sentiment de compétence des élèves ;
  4. Solliciter toutes les facettes de l’intelligence (linguistique, logico-mathématique, visuo-spatiale, musicale, corporelle-kinesthésique, interpersonnelle, intrapersonnelle, naturaliste, existentielle) ;
  5. Assurer le bien-être psychologique des élèves, tout au long de leur scolarité, et favoriser le développement d’un futur adulte homogène, au plus haut de ses capacités et en totale interaction sociale ;
  6. Développer une créativité transversale permettant de renforcer les compétences dans l’ensemble des disciplines. …

… tout en répondant à la nécessité éducative des devoirs (s’entraîner à la lecture, réactiver la mémoire, ancrer et s’approprier une notion, se rendre compte de la compréhension/non-compréhension d’une notion, etc…) !

Exercice de français sous forme de carte postale permettant aux élèves de travailler l’expression écrite de manière ludique à l’école Galilée de Saint-Maximin.

 Les devoirs, le premier outil pour construire sa propre connaissance.

Les devoirs sont majoritairement centrés sur le français et les mathématiques, matières très exigeantes sur le plan cognitif et particulièrement difficiles pour certains élèves — notamment ceux présentant des troubles des apprentissages.

Clivantes, ces 2 matières partagent les élèves en 2 groupes : les « bons » et les « mauvais ».

Pourquoi ne retrouve-t-on dans les agendas que des devoirs en math et français ? En particulier en élémentaire?

Partant du principe très bienveillant de vouloir limiter au maximum les devoirs, les professeurs les limitent aux matières considérées comme « essentielles », c’est à dire, les maths et le français.

Et c’est par ce biais, que la machine dysfonctionne et devient un engrenage qui écrase les élèves, et en particulier ceux aux profils atypiques !

Composition artistique réalisée par des élèves autour d’illustrations florales sur livre ancien dans une démarche de créativité et de valorisation des talents.

Revoirs : mieux apprendre

A Galilée, et grâce aux recherches de Danika, toute l’équipe enseignante a décidé de sortir du mécanisme primitif et traditionnel des devoirs pour s’orienter vers des revoirs adaptés, réfléchis, tout aussi efficaces et qui, en sus, permettent à l’enfant de renforcer son adhésion aux processus d’apprentissage par la valorisation du travail qu’il produit lors de ce temps personnel.

Support pédagogique de bande dessinée utilisé en français pour développer l’expression écrite, l’imagination et la création de dialogues à l’école Galilée de Saint-Maximin.

Des devoirs aux revoirs

Dès son ouverture, l’Etablissement a opté pour des devoirs réfléchis, à savoir des devoirs qui vont être conçus pour exactement remplir leur fonction qui est de « re-voir » la leçon du jour. Les devoirs ont donc immédiatement été renommés « Revoirs ».

Ils ont pour vocation de permettre à l’élève de revoir une notion vue dans la journée ou la semaine précédente. Un détail, pensez-vous, mais un détail qui change déjà tout, puisqu’il redonne immédiatement du sens à ce travail exigé en dehors du temps de classe. Simples, courts, efficaces, ces revoirs sollicitent la mémoire de nos élèves, les invitant progressivement à prendre l’habitude de se mobiliser sur un temps extrascolaire et bien sûr les aidant à construire et solidifier leur propre socle de connaissances. 

Danika a lancé la machine

C’est Danika Edwards, la professeure de langue et d’art qui nous a poussé, et ce, depuis des années, vers cette révolution, pourtant évidente ! Elle a fini par interpeller sérieusement notre attention avec 4 études prouvant précisément les bienfaits des devoirs en art.

En réalisant des devoirs d’art, les enfants gagnent en compétences cognitives, en bien-être et en estime d’eux-mêmes. L’élève en difficulté retrouve des occasions concrètes de se sentir capable et légitime dans ses apprentissages, et les devoirs cessent d’être uniquement une source de frustration ou de dévalorisation.

 

Illustration florale peinte sur une page de livre ancien dans le cadre d’un travail artistique valorisant des compétences créatives à l’école Galilée de Saint-Maximin.
Activité de français basée sur des devinettes et des jeux de mots afin de développer les compétences linguistiques des élèves de façon ludique à l’école Galilée de Saint-Maximin.

Comme l’a dit un enfant :

« J’ai réussi les revoirs d’art de Danika, je peux aussi réussir ceux de Marion ! »

Ces recherches et l’expérience de terrain montrent que :

🧠 les enfants apprennent mieux lorsque leur estime de soi est protégée,

🛡️ la sécurité émotionnelle est une condition essentielle de l’apprentissage,

📉 l’échec répété dans les mêmes domaines nuit profondément à la motivation et à l’identité scolaire.

🌱 une approche plus équilibrée permet aux élèves de vivre des expériences régulières de réussite, de fierté et d’engagement, ce qui favorise ensuite la persévérance dans les disciplines plus complexes.

Après la forme, le fond !

Aujourd’hui, c’est en changeant leur forme que l’Etablissement Galilée espère permettre à l’ensemble des élèves -des neurotypiques aux neurodivergents- d’investir ce travail scolaire nécessaire et qui peut apparaître comme injuste, inutile et clivant.

En effet, il y a ceux qui sont « forts en math et français » et qui survolent ces revoirs et ceux qui ont des difficultés dans ces 2 matières et qui peinent d’une part à les faire. Et si par malheur, ils ne peuvent les faire, ils vont être « naturellement étiquetés  » par leurs copains, empêchant leur propre construction de confiance en soi, de capacité à réussir dans ces matières et par extension, dans les autres.

Ce changement va passer par la mise en place de revoirs 2.0 !

Pour cela, une reformulation des revoirs « basiques » est nécessaire et surtout, l’intégration de revoirs dans tous les domaines, et dès le CP !

Ainsi, toutes les disciplines ont la même « importance ». Evidemment, le résultat de ce changement ne doit pas être, une augmentation de charge de travail le soir ! Mais une reformulation de chacun d’entre eux et une organisation interdisciplinaire permettant de rendre chaque revoirs à la fois porteur de l’occasion pour un enfant de mettre en avant sa performance personnelle et de réappropriation des notions du jour. Peu importe la discipline, les revoirs deviennent un véritable levier vers une confiance en soi et par suite, une élévation globale de l’enfant.

Naturellement, comme vous pouvez l’imaginer, cela demande l’adhésion et l’implication de tous les professeurs, l’adhésion et le soutien des parents, un réinvestissement conscient des revoirs donnés et enfin un énorme travail de reformulation et une cohérence pluridisciplinaires et interdisiplinaire !

 

A l’école Galilée, toutes les matières sont considérées comme des leviers d’apprentissage

Cette appréhension égalitariste des différents domaines par les professeurs, et par écho pour l’élève, imprègne déjà les emplois du temps de Galilée. En effet, chaque cours y est dispensé par le professeur plus expert dans le domaine étudié et à la façon d’un collège, les élèves ont chaque jour, et dès la maternelle, plusieurs professeurs à leurs côtés qui enseignent à l’heure dite leur matière. Ainsi, même si la dictée ou l’exercice de mathématiques n’est pas fini, le professeur suivant arrive pour son cours, que ce soit de l’art, des sciences, de l’EPS, etc…. et il prend la place du précédent.

TOUTES LES DISCIPLINES ONT LEUR PLACE ET LEURS CRENEAUX SONT RESPECTES !

Ainsi, à l’image d’une journée, les revoirs vont se « colorer » au contact des différentes matières afin de proposer aux élèves une multitude de compétences à travailler chez eux

Activité de géographie à l’école Galilée de Saint-Maximin autour de l’étude des paysages de montagne, des cartes routières et de la description de lieux étudiés en classe
Dessin artistique réalisé sur une page de texte ancien pour mettre en valeur la créativité et l’expression artistique des élèves de l’école Galilée de Saint-Maximin.

🧩 Lien direct avec le projet pédagogique

Ces recherches montrent qu’intégrer les arts dans les devoirs et la scolarité rend l’école plus inclusive, plus motivante et plus efficace sur le plan cognitif.

Ainsi, et dès à présent, les revoirs de Galilée vont passer d’une platitude clivante et bicolore d’exercices de math et de lecture en français, à un arc-en-ciel motivant et inclusif de revoirs variés !

Même le collège même les devoirs du collège même les revoir du collège s’enrichissent

Tableau comparatif

Voici les documents résumés et traduits à la base de notre réflexion :

 

 

🧠 1. Artistic culture as a foundation for the spiritual and cognitive development

Idée centrale

L’exposition à la culture artistique (arts visuels, musique, théâtre, littérature, etc.) joue un rôle fondamental dans le développement cognitif, émotionnel et spirituel de l’enfant.

Résultats clés

Les études montrent que la pratique et l’observation artistique favorisent :

  • Le développement de la pensée abstraite
  • L’amélioration de la mémoire, de l’attention et de la concentration
  • La capacité de réflexion, de symbolisation et de résolution de problèmes
  • Le développement de l’identité personnelle et du sens

L’art permet à l’enfant de construire du sens, d’explorer ses émotions et de structurer sa pensée dans des formes complexes, ce qui soutient directement les apprentissages scolaires.

Conclusion scientifique

La culture artistique n’est pas un complément décoratif à l’éducation :
elle constitue une base structurante du développement intellectuel et humain.

Travail artistique mêlant illustration florale et littérature afin de développer des compétences variées autres que les mathématiques et le français.

Vers quel spécialiste se tourner ?

Lorsqu’un enfant rencontre des difficultés scolaires persistantes, il peut être utile de consulter certains professionnels afin de mieux comprendre ses besoins.

Selon la situation, les parents peuvent être orientés vers :

  • un orthophoniste pour les difficultés de langage ou de lecture

  • un psychomotricien pour les troubles moteurs ou de coordination

  • un ergothérapeute pour l’adaptation des outils scolaires

  • un psychologue ou neuropsychologue pour l’évaluation du fonctionnement cognitif

  • un médecin généraliste pour un diagnostic global

Chaque spécialiste va agir comme un jardinier expert  : il va aider l’élève à développer son potentiel dans les meilleures conditions.

Des profils d’apprentissage variés

Le schéma présenté ci-dessus illustre différents profils que l’on peut rencontrer chez les élèves.

Certains peuvent présenter :

  • un trouble du spectre de l’autisme (TSA)

  • un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

  • un haut potentiel intellectuel (HPI)

  • une souffrance émotionnelle pouvant impacter la scolarité

D’autres rencontrent des troubles spécifiques des apprentissages, encore souvent nommés troubles « dys ».

Et enfin, certains élèves ont tout simplement envie d’exprimer pleinement leurs potentiels !

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